La Grande Rue

 


La Grande Rue, le coeur de la cité, est de plus en plus désertée par les habitants des coteaux. Pourquoi ?

Les réponses sont unanimes : "On ne peut pas circuler" ... "On ne peut pas s'arrêter"... "Il n'y a jamais de place"

Et c'est vrai. Les habitants des coteaux prennent leur voiture pour aller en ville. Comment faire autrement ? Sur le coteau Brancas, par exemple, un bus sur deux ne va pas à Sèvres, mais à Ville d'Avray. A raison d'un bus toutes les heures, "On ne va pas attendre une heure pour aller acheter du sel !" (ndlr : et une autre heure pour en revenir)

En voiture, on ne circule plus. La Grande Rue est devenue très agréable pour y flâner à pied. C'est une superbe réalisation urbaine. Mais pour faire ses courses, non. Il est impossible de s'y arrêter sans bloquer toute la circulation (pourtant certains ne s'en privent pas...) et "On ne va quand même pas aller dans un parking souterrain pour déposer une veste chez le teinturier !"

Alors, quelle est la soultion ?

Au Fil de Sèvres... est aussi un journal de réflexion. Il a donc réfléchi.

Pourquoi ne pas mettre les places de stationnement de la Grande Rue et celles de Gallardon , celles qui sont près des commerçants de proximité, toutes gratuites et limitées à 15 minutes avec disque ? Ceux qui veulent stationner une heure ou deux, eux, peuvent aller dans les parkings souterrains !

Pourquoi déjà ne pas simplement faire appliquer le code de la route ? Il est interdit de stationner plus de deux heures au même endroit en centre ville... Or en pratique, il suffit de payer quelques centimes à l'approche des contractuelles et vous pouvez stationner toute la journée sans être verbalisés...

Pourquoi ? Parce que nos édiles ont perdu le sens du service à la population. L'administration, qui dicte toutes leurs décisions (le Maire est, lui-même, un ancien haut fonctionnaire) a décidé qu'elle avait une mission morale et que la voiture, c'était mal. C'est une excuse pour ne plus faire son métier qui est d'appliquer les réglements de voirie : tout ce qui, selon elle, peut pénaliser la voiture est vertueux ! Mais comme vous n'obligerez jamais les habitants des coteaux à prendre le bus au rythme où il circule, c'est l'économie de la ville que cette politique vertueuse de non-voiture risque de pénaliser. Ce sont des millions d'euros de chiffre d'affaires perdus pour l'économie sévrienne.

Comparez. Les deux photos, ci-dessus et ci-contre, ont été prises à trois ans d'intervalle, à l'époque de la refonte de la grande rue, au tout début de ce siècle. On voit bien qu'il était possible, avant les changements, de s'arrêter une minute sans perturber la circulation et que ce n'est plus possible aujourd'hui... La Grande Rue n'est plus qu'un lointain souvenir. C'est maintenant une ruelle. Alors les clients ont perdu l'habitude de descendre de leurs coteaux pour aller acheter à Sèvres. Ils vont à Ville d'Avray, à Meudon, à Versailles ou à Velizy : C'est plus loin, mais cela prend moins de temps compte tenu des difficultés de circulation et de stationnement...

 

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