Il n'y a plus de canton de Sèvres

Sèvres était une ville-canton, depuis toujours. Ci-contre, par exemple, une plaque dédiée à la memoire d'Albert Gauthier de Clagny, conseiller général du canton de Sèvres de 1886 à 1910.

Pour rééquilibrer les populations des différents cantons (ce qui, par parenthèse, est un contresens constitutionnel : les cantons sont des territoires, pas des circonscriptions), une partie de Boulogne a été rattachée au canton de Sèvres par un honteux décret du 26 février 2014, dont aucun élu ne s'est vanté ! Malgré le fait que Sèvres représente l'essentiel de ce nouveau canton, il s'appelle "Boulogne-Billancourt-2" et son "bureau centralisateur" est celui de Boulogne...

Depuis la création de cette intercommunalité déséquilibrée qu'est GPSO, Sèvres devient progressivement une ville vassale et les Sévriens des sous-citoyens.

C'est à Boulogne et non plus au SEL que seront proclamés les résultats de nos élections cantonales. C'est Boulogne qui devient ainsi de facto le chef-lieu du canton de Sèvres. Sèvres domine au sein de ce nouveau canton. Mais nous sommes Sévriens, donc nous sommes devenus des sous-citoyens par volonté Isséo-Boulonnaise, c'est donc à nous de nous déplacer...

 

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