Bientôt les Sévriens des coteaux à nouveau admis en centre ville ?

Comme nous l'avons annoncé dès la fin du siècle dernier (voir notre enquête sur la Grand Rue), la politique antivoiture a conduit à une désertification progressive du tissu économique du centre ville : comme ils ne pouvaient pas y stationner, et comme ils ne pouvaient pas y venir en transports en commun (un bus par heure !), les Sévriens des coteaux ont pris l'habitude d'aller faire leur marché dans d'autres villes plus accueillantes. A la grande joie des Verts pour qui l'opposition aux voitures est une forme policée pour dire : "chacun chez soi, on ne se mélange pas ! ". Mais voir en quelques mois disparaître le photographe et surtout le bar La Fumée a conduit le Conseil municipal à s'émouvoir de cette désertification.

Le maire a enfin décidé de prendre le problème du stationnement à bras-le-corps. Huit ans après avoir supprimé de nombreuses places de stationnement en centre ville, dix ans après avoir délibérément fait échouer le projet de parking public sous le square de la Forge initié par son prédécesseur, il décide de faciliter à nouveau (proximité des élections oblige !) l’accès du centre ville aux Sévriens des coteaux qui veulent y faire leurs achats et d’offrir plus de cent nouvelles places au stationnement automobile horaire. Les commerçants vont pouvoir pousser un ouf de soulagement : leur influence (et la vôtre, amis internautes de « au fil de Sèvres ») a été plus forte que celle des Verts pour qui le parking, ça attire les voitures, donc le parking, c'est l'ennemi.

De source généralement bien informée, nous apprenons que le parking de l’Europe (55 places) et le parking du Théâtre (380 places) vont être regroupés : cette fameuse rampe en cul-de-sac qui monte au fond du parking de l’Europe va être ouverte (comme cela avait été initialement prévu) pour communiquer avec le parking du Théâtre (voir la photo satellite). En outre, la gestion de cet ensemble de stationnement sera confiée à un professionnel du parking (Vinci Park), en sorte qu’on n’aura plus ce système d’horodateur, insensé (et d’ailleurs douteux : verbaliser sur le domaine privé -même si c'est le domaine privé de la Ville- est illégal en la forme) pour un parking horaire destiné à dissuader les automobilistes de laisser leur véhicule sur la chaussée.

La majorité des 380 places du parking du Théâtre ne sont en effet pas louées et il était pour le moins absurde de laisser une pénurie de stationnement faire dépérir notre commerce local quand tant de places de stationnement existantes restaient vacantes et fermées au stationnement horaire.

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