Les faux PV... Ils sont les plus forts.

Amis Sévriens, quand vous êtes verbalisés injustement, SOYEZ ZEN. Ils sont les plus forts. Payez.

Tous les riverains de la rue Pierre Midrin savaient qu'il existait trois places de stationnement très particulières en bas de la rue : rien ne les distinguait des places normales, le stationnement n'était pas interdit (en tous cas pas de façon visible), mais on était verbalisé si on y stationnait. Et on était verbalisé cher (35 Euros quand un simple dépassement de temps de stationnement ne coûte que 11 Euros). Comme jadis les pirates naufrageurs installaient de faux phares pour attirer les navires, l'administration avait là de fausses places de stationnement pour attirer les pigeons.

Sans qu'aucun élu ne lève le petit doigt pour l'en empêcher, l'administration municipale a ainsi triché pendant des années. Il y avait trois places-pièges rue Pierre-Midrin. A raison, en moyenne, d'un PV indu le matin et un l'après-midi, six jours par semaine, onze mois par an, cela fait la somme de 600 000 Euros (quatre millions de francs) collectée abusivement en dix ans. Quatre millions pris dans vos poches... Et ne vous avisez pas de réclamer, malheureux amis sévriens! Payer un PV sans avoir été entendu par un juge a une valeur transactionnelle : en payant, vous avez reconnu l'infraction.

Pour mettre fin à cette pratique, il a fallu que je me batte avec une ténacité que les malheureux 35 euros dont on voulait me flouer ne justifiaient évidemment pas. Il a fallu que je me batte sous les sarcasmes, notamment d'élus. Mais j'ai gagné et, au moins, cette action est-elle riche d'enseignements.

Primo : quand un agent assermenté ment à votre encontre, l'énergie nécessaire pour faire valoir vos droits est démesurée. La mauvaise foi des élus qui leur donnent des ordreset le fait qu'ils sont assermentés et non licenciables leur confère un pouvoir de nababs indiens.
Secundo : les élus et l'administration trouvent désopilant le spectacle des tribulations du citoyen de base s'évertuant à contrer leurs turpitudes ; cela leur donne un sentiment de puissance jubilatoire.
Tertio : pour que l'administration reconnaisse une erreur, même flagrante, d'un fonctionnaire, il faut -et c'est logique- apporter des preuves indiscutables : les faits ont eu lieu juste en face du commissariat. Pourtant, ce sont les allégations municipales fallacieuses qui ont d'abord prévalu auprès de la Police Nationale.

Alors, quand certaines administrations réclament de l'argent, amis sévriens, payez, ils sont les plus forts. Surtout ne vérifiez pas vos droits, car à quoi sert-il d'avoir des droits si on n'a pas les moyens de les faire valoir ?
Décidément, amis sévriens, autant ils sont larges dans la dépense, autant ils sont âpres au gain, les dépenseurs de notre argent public.

Un fonctionnaire ment sous serment
Qui est vilipendé en public par le Maire ?
Le citoyen lésé, pas le fonctionnaire menteur !


Le premier qui dit la vérité
Il doit être exécuté


<<< retour