Les décharges sauvages : le combat politique de la Municipalité pour 2004.

De nombreux sévriens ont été vivement interpelés par la lettre du Maire de décembre 2003. Le Maire, avant les quelques mots sympathiques de rigueur en fin d'année, consacrait la moitié de ce courrier à engueuler -il n'y a pas d'autre mot- les Sévriens qui transforment la voie publique en poubelle.

Cette campagne est reprise dans notre excellent confrère de la presse papier "Le Sévrien".

C'est avec une confiance mêlée de scepticisme que les Sévriens civiques voient le Maire consacrer toute son énergie à ce problème. Aura-t-il le courage politique de poursuivre les coupables avec toute la rigueur du code pénal ? se demande-t-on à droite et à gauche... Une telle sévérité est-elle le bon moyen ? se demande-t-on à gauche et à droite...

Le Maire se montre décidé à poursuivre sans pitié. L'article R635-8 du code pénal est en effet sans pitié.

Est puni de l'amende prévue pour les contraventions de la 5e classe le fait de déposer, d'abandonner ou de jeter, en un lieu public ou privé, à l'exception des emplacements désignés à cet effet par l'autorité administrative compétente, soit une épave de véhicule, soit des ordures, déchets, matériaux ou tout autre objet, de quelque nature qu'il soit, lorsque ceux-ci ont été transportés avec l'aide d'un véhicule, si ce dépôt n'est pas effectué par la personne ayant la jouissance du lieu ou avec son autorisation.
Les personnes coupables de la contravention prévue au présent article encourent également la peine complémentaire de confiscation de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l'infraction ou de la chose qui en est le produit.

Les peines prévues pour une telle contravention sont énormes. Par exemple vider le cendrier de votre voiture dans le caniveau (les mégots de cigarette sont des matériaux de toute nature) peut vous coûter 1500 euros d'amende plus la confiscation de votre voiture !

Ainsi le Maire a décidé de frapper fort... Très fort... Espérons au moins que ce déploiement de force porte ses fruits et que nous retrouvions bientôt notre ville fraîche et pimpante. Mais "Il n'est pas nécesaire d'espérer pour entreprendre..."

Octobre 2004 : "au Fil de Sèvres..." dresse un constat pitoyable des résultats obtenus en ce domaine... 

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