Monéo est de retour ...

NOUVEAU : Devant le tollé qu'ont suscité ces nouvelles dispositions, le Maire recule, sans toutefois renier son allégeance à Monéo.

Les Sévriens des coteaux délaissent le centre ville.

Il existait un système agréable, fonctionnel et convivial pour ceux qui descendaient des coteaux en voiture et souhaitaient s'arrêter pour poster une lettre, acheter une baguette de pain ou poser un costume chez le teinturier. Un disque de stationnement donnait droit à 15 mn de stationnement gratuit. Ce n'est pas tant les vingt centimes d'économie que la souplesse du dispositif qui était intéressante. On s'arrête, on affiche le disque, on fait une course et on repart.

On n'a pas oublié la manière dont la municipalité avait essayé jadis de forcer les Sévriens à adopter Monéo : tout était bon pour cela et on se rappelle les brimades indignes imposées jadis à ceux qui voulaient utiliser leur droit à payer en euros. Aujourd'hui ils recommencent avec une tarification insensée rendant quasi-impossible l'usage des pièces.

A deux ans de élections municipales de 2014, Moneo est de retour. Cette fois, la carte est offerte, c'est bien la moindre des choses, mais l'affairisme ressue par toutes les pores de cette opération que rien n'explique, sinon le désir de donner un dernier volume d'affaires à un Monéo qui apparaît, à bien des égards, comme système moribond.

Déjà pour obtenir la carte, il faut aller au parking du théâtre. Mais quand on y va, ce n'est pas l'heure ; quand on y va à l'heure, il n'y a personne ; et quand il y a quelqu'un, il n'a pas de cartes : mais les sévriens sont coutumiers de ces parcours du combattant mis en place dans le seul but de divertir les élus des vicissitudes administratives qu'ils imposent aux simples citoyens.

Quand on a obtenu une carte, si on a pu l'obtenir, la malfaisance du procédé est évidente : pour stationner, même deux minutes, il faut utiliser cette carte, le disque ne sera plus accepté. Donc on se gare, on doit aller à un horodateur, prendre un ticket de 10 mn (gratuit), revenir à sa voiture mettre le ticket derrière le pare-brise et ensuite seulement aller acheter sa baguette de pain. Une minute chez le boulanger suppose désormais cinq minutes perdues en carte, ticket et horodateur. Les élus xénophobes du centre ville ont encore frappé : ils ont gagné, les Sévriens des coteaux ne viendront plus en centre ville. Les commerçants apprécieront.

Pourquoi remplacer un système simple, pratique, convivial et bon marché par une usine à gaz, sinon pour montrer que l'on est le plus fort parce que l'on a le pouvoir mesquin d'imposer les solutions les plus stupides ? Ou peut-être est-ce pour complaire à Monéo, dont on a vu naguère les turpitudes auxquelles la municipalité s'est livrée pour tenter (en vain, fort heureusement) d'imposer ce moyen de paiement. Devra-t-on voir Monéo frapper à nouveau à l'approche de chaque élection municipale ? Nous dira-t-on un jour ce que Monéo fait pour la ville, pour que les élus s'acharnent ainsi à sacrifier à son profit la qualité du service rendu aux Sévriens ?

... Et en plus, c'est sans doute illégal !

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